L’entrée dans le monde des étudiants peut en faire rêver plus d’un notamment grâce au temps libre que permettent certains emplois du temps. C’est généralement le cas des emplois du temps des étudiants en université, qui ont très peu de cours obligatoires et beaucoup de cours d’amphithéâtre auxquels les étudiants assistent à leur bon vouloir. Pour certains étudiants, cela leur offre la possibilité de trouver un job étudiant pour payer leurs factures. 

Comment fonctionne un contrat étudiant ? 

Un contrat étudiant fonctionne de la même manière que n’importe quel autre contrat. Il n’a pas de spécificité qui lui est propre du fait du statut étudiant. Dès lors, cela peut paraître compliqué de savoir quel type de contrat choisir lorsque l’on recherche un emploi étudiant. Trouver un job étudiant est une chose, avoir un contrat adapté en est une autre.  

Cela signifie qu’il faut qu’un contrat en bonne et due forme soit établi entre l’employeur et l’étudiant salarié afin d’être assuré de toucher son salaire et d’être protégé par la loi.

Ce contrat peut contenir une promesse d’embauche au préalable mais aussi une période d’essai pour les premières semaines. La période d’essai peut être renouvelée. 

Ce contrat, quel qu’il soit, peut être rompu à l’initiative de l’une ou de l’autre des parties voire des deux parties. Le contrat peut donc prendre fin à l’issue de sa durée déterminé, ou bien par démission du salarié ou licenciement par l’employeur en respectant généralement un préavis de un mois sauf exceptions. 

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Les différents types de contrats

Il existe différents types de contrats auxquels un étudiant peut prétendre selon ses besoins et ceux de son employeur. Parmi tous les contrats qui existent, il est important de connaître les modalités de chacun dans les grandes lignes afin de savoir à quoi on s’engage lorsque l’on signe un contrat étudiant.  

Le contrat saisonnier

Le contrat saisonnier se définit comme un contrat durant lequel un salarié exécutant des taches appelées à se répéter chaque année, à des dates à peu près fixes, en fonction des saisons. 

Le contrat saisonnier fait partie des contrats qui, au même titre qu’un contrat à durée déterminée (CDD) classique peut ne pas avoir de date d’échéance précisée. En revanche, le contrat doit mentionner qu’il est conclu pour la durée de la saison et comporter une durée minimale d’emploi. 

Ce contrat peut être renouvelé afin de pourvoir un emploi saisonnier exclusivement et qui respecte les règles relatives au CDD. Il ne doit pas s’agir d’un emploi permanent. 

Le CDD

Il s’agit d’une des deux formes de contrat les plus courantes venant encadrer une relation de travail. Ce contrat à durée déterminée n’a vocation à être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire. Il peut être conclu à temps plein ou à temps partiel. De nombreux jobs étudiants prennent la forme de CDD puisqu’ils permettent de pallier l’augmentation d’une activité par exemple pendant les fêtes de fin d’année. Le CDD dont l’objet est défini est conclu pour une durée minimale de 18 mois et peut s’étendre jusqu’à 36 mois. Il ne peut pas être renouvelé ensuite. 

Ce contrat ne doit pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité permanente d’une entreprise. 

Un CDD peut être mis en place dans différents cas à savoir : 

  • le remplacement d’un salarié absent (maladie ou congé maternité
  • le remplacement d’un salarié passé provisoirement à temps partiel
  • l’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise
  • les besoins d’un travail saisonnier

Il existe quelques autres cas particuliers dans lesquels il est possible de conclure un CDD. 

La durée de la période d’essai de ce contrat est limitée à un jour par semaine pour les contrats inférieurs ou égaux à 6 mois (sans dépasser 15 jours au total) ou bien à un mois maximum pour les contrats supérieurs à 6 mois.

Le CDD
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Le CDI

Ce contrat correspond à la forme normale et générale de la relation de travail. Il ne prévoit pas de date de fin. Il peut être conclu à temps plein ou à temps partiel. Les étudiants à la recherche d’un emploi stable peuvent choisir de s’orienter vers un CDI.

Le CDI à temps plein peut ne pas prendre la forme d’un écrit. En revanche, si le contrat ne fait pas l’objet d’un écrit, le salarié doit obtenir de son employeur une copie des informations transmises à l’URSSAF dans le cadre de la déclaration préalable à l’embauche. 

La norme veut que le contrat soit rédigé en français s’il fait l’objet d’un écrit. Cet écrit doit mentionner le contenu du contrat et les clauses particulières déterminés à l’avance par l’employeur et le salarié. 

Il prend fin soit sur décision de l’employeur pour licenciement, soit par le salarié par une démission. ou encore pour cause extérieure aux deux parties comme la force majeure. 

Le contrat de travail temporaire

Ce contrat est un type de CDD puisqu’il a vocation à être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire que l’on appelle mission, dans des cas énumérés par la loi.

Le principe de ce contrat repose sur l’embauche d’un salarié qui va être rémunéré par une entreprise de travail temporaire qui va le mettre à la disposition d’une entreprise utilisatrice pour une durée limitée, celle de la mission. Un certain nombre d’informations doivent nécessairement apparaître dans les contrats qui encadrent chaque mission. 

La mission prend fin à une date fixée ou bien lorsque l’objet de la mission se réalise si le terme n’est pas précis. 

Il est possible de recourir à ce type de contrat pour les mêmes raisons précitées que pour le CDD et quelques autres encore. De la même manière que le CDD, ce contrat ne doit pas avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. 

La période d’essai de ce type de contrat se limite à :

  • 2 jours ouvrés pour un contrat inférieur ou égal à 1 mois,
  • 3 jours ouvrés pour un contrat conclu entre 1 et 2 mois,
  • 5 jours ouvrés pour un contrat de plus de 2 mois.

Le stage

Le stage correspond à une période temporaire de mise en situation en milieu professionnel au cours de laquelle un étudiant acquiert des compétences professionnelles et met en œuvre les acquis de sa formation en vue d’obtenir un diplôme comme définit par la loi du 10 juillet 2014. 

Les stages n’ont pas pour objet l’exécution d’une tâche régulière correspondant à un poste de travail au sein d’une entreprise. Un stagiaire n’a pas vocation à remplacer un salarié absent. 

Le stage doit se dérouler au cours de l’année universitaire d’un étudiant. Il doit être encadré par une convention de stage qui permet de faire le lien entre l’établissement de l’étudiant, l’étudiant et son tuteur dans la structure d’accueil. Cette convention permet au stagiaire d’être protégé juridiquement. Il peut être réalisé de façon continue ou discontinue. Il peut faire l’objet d’une gratification, mais en aucun cas d’une rémunération. 

Le stage est un bon moyen de découvrir la vie d’une entreprise, la réalité du terrain et les enjeux de la profession en question. C’est la manière la plus abordable d’acquérir de l’expérience et de bénéficier d’un tremplin vers l’emploi. 

Le stage
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Comment démissionner de son contrat étudiant ?

Pour démissionner de son contrat étudiant, cela ne nécessite pas de démarche plus importante que n’importe quel type de contrat. La façon de quitter un job, étudiant ou non, dépend surtout de la forme du contrat qui lie un salarié à son employeur. Se délier d’un CDI ne se fait pas de la même manière que d’un CDD. 

Pour quitter un CDI, il faut présenter sa démission à son employeur qui est une rupture unilatérale du contrat. Elle peut se faire par lettre recommandée avec accusé de réception ou par notification de la main à la main, visée à la date de la remise en main propre par l’employeur. 

Une démission doit respecter un délai de préavis, il peut être d’une semaine ou d’un mois voire dans certains cas de 3 mois. 

Si le CDD à vocation à s’arrêter à la fin du terme prévu, il peut également prendre fin du fait d’une rupture anticipée. Cette dernière est possible s’il y a un accord entre l’employeur et le salarié, en cas de justification d’une embauche en CDI, ou bien pour faute grave ou cas de force majeure. 

Les différents types de contrats les plus communs sur le marché du travail n’ont maintenant plus de secrets pour vous et il ne vous reste plus qu’à choisir la forme de contrat la plus adaptée à votre situation !