Comment préparer son enfant à réussir son entrée scolaire au Québec ?

Vie étudianteÉtudesComment préparer son enfant à réussir son entrée scolaire au Québec ?

Vous avez décidé d’envoyer votre enfant au Québec pour poursuivre sa scolarité, ou vous planifiez d’emménager dans la région prochainement et vous vous posez une multitude de questions concernant la scolarité de votre progéniture. Pour planifier sereinement cette rentrée un peu spéciale, vous devez établir les différences entre le cursus français et québécois, et prévoir les formalités administratives liées à l’inscription de votre enfant. 

Québec vs France : quelles différences à l’école ?

Pour commencer, il convient d’identifier les principales différences entre le système scolaire français et celui appliqué au Québec. L’école commence plus tard au Québec, puisque l’école maternelle ne dure qu’un an et commence entre l’âge de 4 et 5 ans, contre 3 ans en France, en petite section. Le programme initial est généraliste et couvre une multitude de matières. L’enfant quitte l’école primaire à 12 ans, soit un an après le cursus français, qui prévoit l’entrée au collège dès l’âge de 11 ans. On parle ensuite d’école secondaire, et ce, jusqu’à l’âge de 16 ans, toujours dans une formation généraliste avec une multitude de matières et de sujets abordés. Le sport est beaucoup plus mis en avant durant ces formations qu’en France, ou l’EPS se limite à 2 ou 4 heures par semaine. La réussite scolaire liée à des formations sportives est beaucoup plus développée dans les pays d’Amérique du Nord, comme le Canada. 

Quand arrive l’équivalent de la terminale, à 17 ans, le système change considérablement. En France, vous êtes spécialisé depuis la 1ʳᵉ et vous préparez vos épreuves du baccalauréat, prévu à la fin de votre lycée, avant l’entrée à l’université. Dans le système québécois, vous choisissez à 17 ans de vous spécialiser avec un DEC technique ou vous vous préparez à intégrer le système universitaire via un DEC préuniversitaire. Le baccalauréat a lieu deux ans plus tard, entre les 18 et 20 ans de l’élève. Le baccalauréat québécois est en réalité l’équivalent d’une licence de niveau 3 en France. 

Si vous venez d’obtenir votre bac en France, vous devrez intégrer un DEC préuniversitaire durant la première année avant de rentrer dans le 1ᵉʳ cycle universitaire du Québec. Pour résumer, un élève en France est susceptible d’acquérir son doctorat (le plus haut niveau d’étude) à partir de l’âge de 25 ans, tandis qu’un élève au Québec ne pourra pas être titulaire d’un doctorat avant ses 26 ans. 

Québec vs France : quelles différences à l'école ?
Editorial credit: BalkansCat / Shutterstock.com

Comment préparer au mieux son enfant à sa rentrée québecoise ?

- Advertisement -

Dès lors que vous avez pris la décision d’envoyer votre enfant étudier au Québec, vous devez préparer les formalités administratives et vous assurer que tout soit prêt pour la rentrée de votre enfant.

Commencez par vérifier que vous possédez les visas nécessaires pour scolariser votre enfant sans difficultés au Québec. Il existe des visas spécialement dédiés aux enfants souhaitant suivre un cursus scolaire au Canada. Vous devez également vous assurer que l’inscription dans un établissement scolaire est validée et effective avant le départ de votre enfant. Remplissez tous les dossiers d’inscriptions et transmettez toutes les pièces justificatives avant la rentrée scolaire.

Sur place, assurez-vous que l’école est à bonne distance du lieu de vie de votre enfant et accessible en transport. Si ce dernier part seul, assurez-vous aussi d’avoir un logement adapté qui l’attend sur place. Attention, cependant, aux arnaques sur internet, l’idéal étant d’avoir une personne sur place pour visiter le logement avant un quelconque versement.

Enfin, prévoyez une couverture contre les pépins de santé ou les accidents pour protéger votre enfant en cas de problèmes sur place. Le système de la Sécurité sociale française ne s’appliquant pas au Québec, vous devez souscrire à des assurances spécifiques qui permettront d’assurer votre petit en cas de problèmes de santé, ou d’accident quelconque. Attention, les frais de santé non-couvert peuvent se transformer en d’énormes difficultés si vous ne prévoyez pas les assurances nécessaires.